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L’idée, c’est d’implanter des bornes qui font de la prévention et qui luttent contre les risques du soleil en distribuant gratuitement une dose de crème solaire, bio et personnalisées. Concrètement, il suffit de répondre à trois questions sur la couleur de ses cheveux, sa peau et ses yeux. En fonction des réponses et de l’index des rayons UV captés, la borne nous informe de la protection dont on a besoin (30, 50, 50+), puis elle propose une bille de crème. Ensuite, un écran équipé d’une caméra permet de nous aider à appliquer la crème, comme un miroir. La borne indique aussi avec un signal lumineux, vert, jaune ou rouge, l’index UV en temps réel, un peu comme les drapeaux sur la plage.

Comment est née cette idée ?

On n’a pas vraiment de story telling autour de Sunnycare ! Tout est parti du fait que la prévention solaire mêlait des thématiques qui nous tiennent à cœur : l’impact environnemental et social. Le choix d’une crème solaire est important puisqu’il a un impact important sur les milieux marins. On s’est rendu compte également que la problématique de la prévention est un peu dépassée alors qu’il y a un vrai sujet sur l’éducation à la santé. Il y a un fossé entre les gens bien informés et ceux qui ne le sont pas.

De l’idée au projet, quelles ont été alors les étapes ?

Ça s’est construit au fur et à mesure. L’idée a été challengée plusieurs fois : c’est de l’intelligence collective. Moi, je suis arrivé avec mon idée de distributeur de crème solaire au start-up week-end en 2017, puis j’ai rencontré des designers, des graphistes, qui ont donné une forme à ce distributeur. Ensuite, lors d’un autre start-up week-end sur le thème de la santé, j’ai rencontré des personnes qui s’y connaissent en santé et qui m’ont donné des billes pour enrichir le projet. On est parti de la problématique de la prévention contre les cancers, puis on a creusé. C’est à la suite de plusieurs événements de ce type que le projet s’est affiné.

Quelles sont les prochaines étapes ?

Cet été, nous allons réaliser un tour de France pour distribuer 20 000 billes avec deux bornes. La saison va être lancée par une implantation au Festival de Cannes, puis sur de nombreux festivals, comme Musilac ou Solidays. Nous voulons aussi aller sur des plages privées pour tester notre impact dans ce milieu-là et légitimer notre démarche auprès des collectivités territoriales.

Pour terminer, si tu avais un conseil à donner aux futurs entrepreneurs ?

Il faut se lancer à fond, mais vraiment: aller sur le terrain et tester. Un des critères de réussite, selon moi passe, par la compréhension du besoin des utilisateurs et donc par l’expérimentation terrain.